Généralités
L’iode est indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes et il régule la fonction thyroïdienne.
L’aptitude de l’iodure à être capté ainsi que son rôle dans les pathologies induites par la surcharge ou la carence iodée fait que le dosage de l’iode est parfois prescrit; l’analyte peut être dosé soit dans le sérum soit dans l’urine.
Comme l’iode peut se trouver sous plusieurs formes (iodure- c’est le cas de l’urine ; composé organique iodé- cas du sérum nécessitant une minéralisation), c’est généralement sur l’iode urinaire que se portent les analyses
Parmi les techniques utilisables, on trouve la chromatographie liquide à détection électrochimique, l’analyse par activation neutronique, la potentiométrie à l’aide d’électrodes sélectives ou la spectrométrie d’émission atomique à plasma produit par couplage inductif (Spectrométrie ICP).
Ces méthodes nécessitent un équipement coûteux et/ou ne sont pas adaptées aux grandes séries.
Elles sont remplacées au laboratoire de biologie médicale par des techniques colorimétriques (1) basées sur la réaction de Sandell-Holthoff ; cette technique, recommandée par l’OMS, se prête à une automatisation sur microplaques.
Étape préanalytique
- prélèvement sans conservateur, conservé à – 20° C jusqu’au moment du dosage
- urines de 24 h
- si miction isolée: détermination de la créatinine
Renseignements à demander : dysthyroïdie suspectée, traitement ou exploration à base d’iode, nature du régime
Valeurs usuelles dans l’urine
(population de référence)
- Concentration 800nmol/l (590-1.500) soit 100μg/l ( 75-190)
- Quantité dans les urines de 24h 800 à 2.400 nmol/jour ( 100 à 300 μg/jour)
- Cas d’une miction isolée 140 (50-300) nmol/mmol de créatinine 80-150 μg d’iode/g de créatinine
Indications
- Mise en évidence d’une surcharge iodée :
- diagnostic étiologique d’une hyperthyroïdie
- Autre intérêt
- Estimation de l’apport iodé chez la femme enceinte
- Confirmation d’une carence iodée sévère
- Contrôle de l’absence d’une surcharge iodée avant traitement par l’iode radioactif
NB : la détermination de l’iodurie n’a pas d’intérêt :
- dans le diagnostic et le suivi thérapeutique d’une hypothyroïdie
- dans le suivi thérapeutique d’une hyperthyroïdie ( Recommandations HAS )
Références
- Hoffmann J .P., Le dosage de l’iode urinaire : application à l’évaluation de l’apport en iode dans une population. Immunoanalyse et Biologie spécialisée,2001,16,402-6
|