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Éléments utiles pour l'exploration fonctionnelle, le diagnostic et le suivi du traitement des cancers

   
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ÉCHOGRAPHIE CERVICALE

L’échographie cervicale est devenue un examen clef du bilan initial et de la surveillance des cancers thyroïdiens opérés. La procédure et les résultats de cet examen doivent être standardisés afin d’en limiter la subjectivité.

L’échographie cervicale est un examen opérateur dépendant, et une période d’apprentissage peut améliorer les performances individuelles. Elle est plus sensible que la palpation et est utilisée en routine pour vérifier les chaînes ganglionnaires et le lit thyroïdien. Elle peut détecter des ganglions aussi petits que 2-3 mm de diamètre. L’hyperplasie ganglionnaire bénigne est fréquente. Pour un ganglion persistant au delà de plusieurs mois, la spécificité de l’échographie cervicale est améliorée par l’étude des caractéristiques échographiques (forme, structure, vascularisation, taille). Les ganglions n’ayant pas de caractéristiques inquiétantes, ne justifient qu’une description détaillée, un contrôle périodique par échographie et de rassurer le patient. En cas de ganglion jugé échographiquement suspect, dont dépend une décision thérapeutique (reprise chirurgicale notamment), les caractéristiques échographiques ne sont pas suffisamment discriminantes et la réalisation d’une ponction écho guidée à l’aiguille fine est nécessaire. Lorsque, dans un même territoire, plusieurs ganglions sont jugés échographiquement suspects, la ponction d’un seul de ces ganglions suffit. Il est recommandé d’associer un dosage de thyroglobuline sur liquide de rinçage à toute ponction de ganglion suspect de métastase d’un cancer de la thyroïde.

Six à douze mois après la chirurgie, une échographie cervicale doit être effectuée pour examiner la loge thyroïdienne et les compartiments ganglionnaires central et latéraux, qu’il y ait eu traitement ablatif par l’iode ou non. Elle sera refaite en fonction du risque de rechute et du taux de Tg.

Chez les patients à faible risque, le renouvellement annuel de l’échographie après le premier contrôle à 6-12 mois n’est pas justifié. En cas d’échographie normale, lorsque le taux de thyroglobuline est indétectable après stimulation par la TSH, le risque de rechute est inférieur à 1% à 10 ans. L’échographie cervicale est recommandée en cas d’élévation de la thyroglobuline au cours du suivi. En cas d’échographie avec ganglion clairement pathologique, une cytoponction et un dosage de thyroglobuline sur liquide de rinçage sont indiqués.

Chez les patients à haut risque, la surveillance échographique est conseillée mais la fréquence des contrôles n’est pas consensuelle (1, 3 et 7 ans ?).

En cas de lobectomie avec découverte fortuite d’un microcarcinome, la surveillance échographique du lobe restant et des aires ganglionnaires est proposée à 1 an, 3 ans et 7 ans en l’absence d’évolutivité.

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